Chaque mois, je prends plaisir à vous emmener à la rencontre d’un auteur ou d’une autrice qui fait vibrer les mots d’une manière unique. Ce mois-ci, c’est Nade Arslan, psychologue, sexologue et autrice passionnée, qui nous ouvre les portes de son univers. Entre sa vie trépidante, ses inspirations multiples et les secrets de sa saga captivante Sade, plongeons dans l’esprit d’une femme pour qui rien n’est impossible, à condition d’y croire.
- Peux-tu te présenter en quelques mots ? D’où viens-tu ? Quel âge as-tu ?
Bonjour Emilie. J’ai trente-trois ans et je viens de Cognac, en Charente. Je suis psychologue et sexologue. J’exerce en libéral. J’accompagne des enfants, des adolescents, des adultes, des familles et des couples. Je suis mariée et maman d’une fille de neuf ans.


- Comment parviens-tu à jongler entre ta vie personnelle, professionnelle et l’écriture ?
J’ai besoin de vivre pleinement. Je ne supporte pas l’ennui. Je suis efficace quand je gère ma société, mon cabinet, mes passions et plaisirs personnels. Je suis une maman, une femme et une working girl comblée. Bien sûr, je suis organisée, rigoureuse, constante et motivée. Ça aide.
- Est-ce que ta famille ou tes proches lisent tes livres ? Quels sont leurs retours ?
Oui. Le premier a été mon mari et, en parallèle, mon grand-frère.
- Si tu devais décrire une journée typique dans ta vie, à quoi ressemblerait-elle ?
Levée à 5h30. Je médite, sans écran, seule et au calme. J’écris dans mon journal mes objectifs de la journée. Je passe du temps avec mon chat, Unter. Je réveille ma fille, on s’habille ensemble, on papote. Je lui prépare son petit déjeuner, mon mari nous rejoint, on mange ensemble. Ensuite, ils partent au travail, lui l’emmène à l’école. Je checke mes mails, Insta, mes sms, Messenger et je file au travail. Je commence généralement à 7h ou 7h30 au cabinet. J’enchaine ma journée de rdv, sans pause (elles cassent mon rythme et me ralentissent). Je termine généralement vers 19h/20h. Entre chaque rdv de patient je gère ma vie d’écrivain (réseaux sociaux, commandes, communications, montages vidéo, je réponds à des messages d’abonnés, préparation de posts pour la journée, etc.). Quand je rentre, j’échange sur ma journée avec mon mari, ma fille. On mange en famille, on fait un jeu de société et la petite va dormir. Je fais mon sport, dans le même temps, je réponds à des messages (sur le tapis de course ! ha ha). Je prends une douche et je bois une tisane en écrivant, corrigeant mes textes, etc. J’essaie de me mettre au lit vers 22h, je lis et quand la fatigue me gagne, je dors.
- Qu’est-ce qui t’apporte le plus de joie en dehors de l’écriture ?
Ma famille, principalement. Je suis comblée et chanceuse avec mon mari et ma fille.
- Comment ton métier de psychologue/sexologue influence-t-il ton imagination ou ton style ?
Mon métier m’inspire pour tout, même mes relations interpersonnelles. Il influence l’imagination, pas le style. Tout simplement de par mes propres lectures et recherches cliniques (expérimentales).
- Qui sont les personnes qui t’inspirent ou te soutiennent le plus dans ton
parcours ?
Les échanges avec mon entourage m’inspirent. Pas les personnes elles-mêmes (heureusement). Pour le prochain livre, ce sera moi-même, l’inspiration !
- As-tu des passions ou des activités en dehors de l’écriture qui nourrissent ton imagination ?
La mode, le maquillage, les chats, la décoration, la nature et le sport. Tout me passionne ha ha !
- Quels souvenirs d’enfance te viennent en tête quand tu penses à ce qui a nourri ton goût pour les histoires ?
Le concours d’écriture en CE2 sur le thème du printemps, que j’avais remporté. J’avais participé sans prêter attention à l’enjeu (je crois que je ne savais même pas que c’était un concours !). J’ai toujours écrit et j’ai toujours cru que tout le monde faisait « ça ». Quand on m’a annoncé que j’avais gagné, je me rappelle avoir été surprise tant ma maitresse et le directeur me faisaient des éloges.
- Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans l’aventure littéraire avec Sade ?
En cours de français, classe de terminale, bac littéraire, ma prof de français nous parle du Marquis de Sade pour la première fois. Cet écrivain m’a interpellée : il ne ressemblait à aucun autre et j’étais fascinée.
- Ton pseudonyme, Nade, a-t-il une histoire particulière ou une symbolique qui te tient à cœur ?
J’ai toujours détesté le surnom « Nade » que mes frères me donnaient, le trouvant fade. Pourtant, en cherchant un nom d’auteure, j’ai fusionné les prénoms de mes personnages, Nash et Sade, et « Nade » est né.
- Quel a été ton premier contact avec Imaginary Edge Éditions ? Comment cette collaboration est-elle née ?
Le premier contact a été avec Scarlett, éditrice et graphiste chez Imaginary Edge. Ça a été un coup de cœur.
- Comment est née l’idée de la saga Sade ? As-tu été inspirée par des faits, des œuvres ou des personnages spécifiques ?
Absolument pas. Je ne voulais pas qu’elle soit une dark romance typique. Vous êtes d’ailleurs très loin du compte et risquez d’être très surpris dans les tomes suivants. Chacun intrigue ou idée ont émergé durant mon sommeil ou en écoutant des musiques. Ensuite, je les élabore en tout état de conscience.
- Ton héroïne (ou héros) dans Sade a-t-elle/il des points communs avec
toi ?
Il ne vaut mieux pas… À vrai dire, je n’aime pas du tout mon personnage pour ce qu’il est et incarne. L’objectif est de le bonifier d’une certaine manière… Mais surtout je ne le veux pas mon image.
- Sade semble marquer un tournant dans ta carrière. Quels sont, selon toi, les éléments qui rendent cette saga unique ?
Ce personnage est fascinant. Psychologiquement, je pense qu’il aide le lecteur à mieux comprendre la psyché. Cette Dark romance ne se passe pas en Italie, avec des mafieux, ni aux États-Unis, avec des bikers mais bien à Paris. De même, nous sommes dans la peau du Bad boy, anti héros par nature et non plus dans la peau de la jeune fille victime de l’arrogance de l’homme qu’elle aime. Il y a également beaucoup de faits historiques en rapport avec notre France et un clin d’œil au Marquis de Sade
- Quels thèmes te tenaient particulièrement à cœur dans cette série ?
Les névroses, la passion, les secrets, les psychoses, l’amour, la détresse, le sexe, bref, une cacophonie d’émotions et de déraisons.
- Peut-on s’attendre à des surprises ou des rebondissements inattendus dans les prochains tomes ?
Absolument. C’est particulièrement ce que je cherche dans chaque tome. Surtout dans le troisième.
- Comment organises-tu ton travail d’écriture ? Es-tu plutôt du genre à tout planifier ou à te laisser guider par l’inspiration du moment ?
Les deux. En semaine, je me laisse guider, le week-end j’aime planifier.
- As-tu des rituels ou des habitudes qui t’aident à entrer dans ton univers
d’écriture ?
Je ne sais pas écrire sans musique. J’ai tout une playlist.
- Qu’est-ce qui t’aide à rester motivée et inspirée, même dans les moments de doute ?
Le soutien de mon mari qui a toujours cru en cette saga, son potentiel, plus que moi.
- Tes personnages prennent-ils parfois le contrôle de l’histoire, au point de te surprendre toi-même ?
Tellement ! Particulièrement avec Europe.
- Comment vis-tu ce statut d’« étoile montante » chez Imaginary Edge Éditions ? Cela te met-il une certaine pression ou te motive-t-il encore davantage ?
Je n’ai pas cette impression d’étoile montante. Je ne suis jamais satisfaite par ce qui m’arrive. Je me dis que je peux toujours mieux faire et je ne pense pas suffisamment apprécier, particulièrement parce que j’ai à cœur de ne pas décevoir cette maison d’édition et les éditrices qui ont cru en ce livre.
- Quels sont les retours qui te touchent le plus de la part de tes
lecteurs ?
J’ai fait une tonne de captures d’écran. Jusqu’ici tous les retours sont positifs. Ce que j’apprécie le plus ce sont les personnes qui me disent qu’elles ont hâte de lire la suite et qu’elles me confessent adorer Sade mais n’assument pas ouvertement ce penchant ha ha !
- Quelle est la plus belle expérience que tu as vécue jusqu’à présent grâce à ton rôle d’auteure ?
Je pense que c’est encore trop tôt pour pouvoir m’exprimer sur le sujet, jusqu’ici toutes mes expériences en lien avec cette nouvelle expérience ont été extraordinaires ! J’ai adoré rencontrer physiquement les auteurs de la maison d’édition ainsi que les éditrices.
- Quelle place occupent tes lecteurs dans ton processus d’écriture ? Imagines-tu leur réaction en écrivant certaines scènes ?
Ils sont très importants pour moi, je leur parle au quotidien et personnellement. Certains se confient et beaucoup prennent de mes nouvelles. Je rencontre bientôt une lectrice de Sade, physiquement la semaine à venir.
- Comment vis-tu la connexion avec tes lecteurs, surtout ceux qui se retrouvent dans les thèmes que tu abordes ?
J’aime fondamentalement l’humain, je trouve cette expérience complémentaire à celle du métier de Psychologue.
- Y a-t-il un message ou une valeur que tu veux transmettre à travers Sade et ton parcours d’écrivaine ?
Celui de croire en ses rêves, car tout est possible à qui le veut.
- Si tu devais donner un conseil à une personne qui rêve de devenir écrivain, quel serait-il ?
Persévérer, accepter de douter, accepter d’échouer, mais toujours se relever et réessayer en prenant le soin de modifier sa trajectoire et le moyen pour y parvenir.
Cette rencontre avec Nade Arslan révèle une autrice aussi fascinante que ses récits. Sa détermination, son amour des mots et sa capacité à jongler avec des univers variés inspirent profondément. Que vous soyez déjà fan de Sade ou que vous veniez de découvrir son nom, j’espère que cette interview vous donnera envie de plonger dans ses œuvres. Et si vous retenez une leçon de son parcours, que ce soit celle-ci : persévérer et croire en ses rêves ouvre des horizons insoupçonnés.
Pour en savoir plus :
https://www.instagram.com/nadearslan/
https://imaginary-edge.com/nade-arslan-auteure/







